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Création de site

Cahier des charges d’un site internet : le modèle pour réussir votre refonte

Les dix parties d’un cahier des charges utile, à remplir en une journée, pour comparer les devis et éviter les mauvaises surprises.

Par Le collectif5 min de lecturePublié le 13 octobre 2026

Un cahier des charges fait souvent peur : on imagine un document de soixante pages, plein de termes techniques. En réalité, le cahier des charges le plus utile tient en cinq à dix pages et se remplit en une journée, à condition de savoir quoi y mettre.

Ce document sert à une chose : que tous les prestataires que vous consultez comprennent la même chose, et vous proposent des solutions comparables. Voici le modèle qu’on aimerait recevoir pour chaque projet, partie par partie.

À quoi sert un cahier des charges (et à quoi il ne sert pas)

Le cahier des charges décrit ce que le site doit faire et dans quel cadre : pour qui, avec quel budget, pour quand. Il ne décrit pas comment le construire ; c’est le rôle du prestataire de vous le proposer.

Bien fait, il vous apporte trois choses :

  • des devis comparables, parce que chacun chiffre le même périmètre ;
  • moins d’allers-retours et d’options découvertes en cours de projet ;
  • un document de référence pour trancher en cas de désaccord.

Le modèle, partie par partie

Voici les dix parties à remplir. Une demi-page à une page par partie suffit le plus souvent :

  1. L’entreprise. Ce que vous faites, depuis quand, où, pour qui. Deux paragraphes suffisent.
  2. Les objectifs du site. Ce qu’il doit vous apporter, si possible chiffré : plus de demandes de devis, plus de réservations, moins d’appels pour des questions simples.
  3. Les visiteurs. Qui sont vos clients, ce qu’ils cherchent, depuis quel appareil, dans quelle langue.
  4. L’existant. L’adresse du site actuel, l’outil utilisé, ce qui marche, ce qui ne marche pas, les statistiques disponibles.
  5. Le périmètre. La liste des pages et des fonctions attendues, en distinguant l’indispensable du souhaitable.
  6. Les contenus. Qui écrit les textes, qui fournit les photos, s’il faut traduire.
  7. Le design. Votre logo et votre charte s’ils existent, trois sites que vous aimez et pourquoi.
  8. La technique. Nom de domaine, hébergement, outils à connecter, et ce que vous voulez pouvoir modifier vous-même.
  9. Le référencement. Les pages à conserver, les recherches sur lesquelles vous voulez être trouvé, les villes visées.
  10. Le cadre du projet. Budget, date de mise en ligne souhaitée, interlocuteur qui valide, critères de choix du prestataire.
Dix parties, une demi-page chacune : le cahier des charges tient en une journée de travail.
Dix parties, une demi-page chacune : le cahier des charges tient en une journée de travail.

Les questions à se poser sur l’existant

Pour une refonte, la partie « existant » est la plus précieuse. C’est elle qui évite de jeter ce qui fonctionne. Prenez le temps de répondre à ces questions :

  • Quelles pages reçoivent le plus de visites, et d’où viennent ces visites ? La Search Console de Google et votre outil de statistiques le disent.
  • Combien de demandes le site vous apporte-t-il chaque mois, et par quel moyen : formulaire, téléphone, e-mail ?
  • Que vous disent vos clients du site ? Qu’est-ce qu’ils n’y trouvent pas ?
  • Que n’arrivez-vous pas à modifier vous-même aujourd’hui ?
  • Quels outils sont branchés au site : réservation, paiement, lettre d’information, logiciel de gestion ?

Fonctions : distinguer l’indispensable du souhaitable

La liste des fonctions est l’endroit où les budgets dérapent. La solution : classer chaque fonction en trois niveaux. Exemple pour un restaurant :

FonctionPrioritéRemarque
Réservation en ligneIndispensableDepuis toutes les pages, sur téléphone
Carte consultableIndispensableEn texte, modifiable par l’équipe
Page privatisation avec formulaireImportantLes groupes rapportent beaucoup
Version anglaiseImportantClientèle touristique l’été
Vente de bons cadeauxPlus tardÀ ajouter pour les fêtes

Ce classement permet au prestataire de vous proposer une première version solide, puis des étapes suivantes chiffrées à part. Vous gardez la main sur le budget.

Indispensable, important, plus tard : trier les fonctions garde le budget sous contrôle.
Indispensable, important, plus tard : trier les fonctions garde le budget sous contrôle.

Budget et planning : oser donner un chiffre

Beaucoup d’entreprises hésitent à indiquer leur budget, de peur qu’on le dépense entièrement. C’est pourtant une information utile au prestataire : une enveloppe limitée appelle un périmètre plus resserré ; un projet plus ambitieux peut prévoir davantage de contenus et de fonctions. Les deux peuvent être de bonnes réponses si le besoin est clair.

Donnez au moins une fourchette. Si vous n’avez aucune idée des prix, notre article sur le prix d’une refonte de site internet vous donne des repères.

Pour le planning, indiquez surtout les dates qui ne bougent pas : l’ouverture de la saison, un salon, un lancement de produit. Un prestataire sérieux vous dira si le délai est tenable, et ce qu’il faut simplifier pour y arriver.

Les erreurs qui font déraper un projet

Même avec un bon cahier des charges, certains pièges reviennent souvent :

  • Imposer une technologie sans raison. Décrivez le besoin ; laissez le prestataire justifier ses choix.
  • Ne pas désigner de décideur. Un projet validé par un comité de six personnes avance deux fois moins vite.
  • Fournir les contenus en retard. C’est la première cause de retard sur les projets de site.
  • Oublier les redirections. Les anciennes pages disparaissent, et les visites venues de Google avec elles.
  • Ajouter des fonctions en cours de route. Notez-les pour une deuxième étape plutôt que de rouvrir le projet.

Un bon cahier des charges, c’est aussi la meilleure base pour comparer les devis que vous recevrez. Et si vous préférez qu’on l’écrive ensemble, c’est souvent la première étape de nos projets de création de site internet.

À retenir

  • Un cahier des charges utile tient en cinq à dix pages et décrit ce que le site doit faire, pas comment le construire.
  • Les dix parties : entreprise, objectifs, visiteurs, existant, périmètre, contenus, design, technique, référencement, cadre du projet.
  • Classer les fonctions en indispensable, important et plus tard garde le budget sous contrôle.
  • Indiquer une fourchette de budget aide les prestataires à proposer la bonne solution.

Questions fréquentes

Faut-il un cahier des charges pour un petit site ?

Oui, mais il peut tenir en deux pages : vos objectifs, la liste des pages, qui fournit les contenus, le budget et la date souhaitée. Même court, il évite les malentendus.

Qui doit rédiger le cahier des charges ?

Vous, avec vos mots, parce que vous connaissez votre activité et vos clients. Un prestataire peut vous aider à le structurer ou le compléter, surtout pour la partie technique.

Combien de pages doit faire un cahier des charges ?

Entre cinq et dix pages pour la plupart des sites vitrines et des refontes. Au-delà, il risque d’entrer dans des détails techniques qui ne sont pas de votre ressort.

Doit-on indiquer son budget dans le cahier des charges ?

C’est fortement conseillé. Sans budget, les propositions partent dans toutes les directions et deviennent impossibles à comparer.

Le prestataire peut-il aider à rédiger le cahier des charges ?

Oui. Certaines agences proposent un atelier de cadrage, parfois facturé, qui aboutit à un cahier des charges et à un devis précis. C’est utile quand le projet est flou.

Peut-on modifier le cahier des charges en cours de projet ?

Oui, mais chaque modification doit être chiffrée et validée par écrit, par exemple sous forme d’avenant au devis. Sinon, le budget et le planning glissent sans qu’on s’en rende compte.

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